Machine

April 5, 2014 § Leave a comment

Machine is an animation by Algerian artist Massinissa Selmani. Another take on the myth of Sisyphus?

>>> Massinissa’s website

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Coup de projecteur sur les moudjahidate

July 15, 2013 § Leave a comment

Nadja Makhlouf est une jeune photographe et réalisatrice franco-algérienne qui a été bercée “depuis qu’elle est  toute petite” par des allers-retours entre la France (où elle a grandi) et l’Algérie (où ses parents sont nés). Elle dit avoir toujours été “sensible aux problématiques liées à la femme”, notamment à celles d’Algérie.

J’ai eu l’occasion de lui poser quelques questions lors de son exposition photographique « De l’invisible au visible : moudjahida*, femme combattante », à l’Institut de recherche et d’études Méditerranée – Moyen-Orient (iReMMO).

Nadja Makhlouf à l'Iremmo. Photo de Katia Yezli.

Nadja Makhlouf à l’Iremmo. Photo de Katia Yezli.

La photographe présente une quinzaine de diptyques selon le procédé suivant : à gauche/avant « pendant la guerre » (image d’archive appartenant au sujet) et à droite/maintenant un portrait actuel (réalisé par la photographe). Chaque portrait est accompagné d’un court récit décrivant le parcours de ces femmes traversant et traversées par l’histoire, où la grande histoire et l’histoire personnelle se croisent.

Qu’est-ce qui a motivé ce projet autour des moudjahidate (combattantes) algériennes ?

C’est lors du cinquantenaire [de l’indépendance de l’Algérie en 2012, ndlr] que je me suis rendue compte qu’on ne parlait pas assez des femmes combattantes pendant la guerre de libération. En tous les cas en France. On en parle en Algérie mais beaucoup moins en France.

Portrait de Nassyma Hablal qui nous a quittés le 14 mai 2013.  Photo de Nadja Makhlouf (avec son aimable autorisation).

Portrait de Nassyma Hablal qui nous a quittés le 14 mai 2013. Photo de Nadja Makhlouf (avec son aimable autorisation).

Et moi ce qui m’intéressait c’était de retrouver des personnages et des personnes qui n’étaient pas forcément visibles dans les médias en Algérie et d’autant plus en France. Je voulais les prendre en photo et je voulais aussi absolument exploiter leurs archives personnelles. Parce qu’elles ont une masse d’archives qui est assez extraordinaire et qui n’est pas forcément exploitée par les musées ou dans les expositions.

Quand avez-vous commencé ce projet ?

Je l’ai commencé il y a un an et demi. C’est assez récent mais ça a été un travail très dur et très long. Beaucoup plus que je ne le pensais. Pour certaines ça a été assez compliqué de les retrouver, pour d’autres beaucoup moins. Ce qui a été le plus compliqué c’était, non pas de les mettre en confiance, mais c’est qu’elles n’étaient pas toujours disponibles. Du fait du cinquantenaire. Et aussi la plupart avaient des problèmes de santé. Ou encore elles n’avaient plus envie d’en parler.

Est-ce que ça a été difficile de les identifier ?

Pas tant que ça. Non, non. On m’a aidé, déjà par le biais du cercle familial, et le cercle amical. Nombreux sont ceux qui ont une grand-mère qui est encore vivante et qui a participé à la guerre de libération.

Quelle a été la réception des photos de moudjahidate en France et en Algérie ? La question de la résistance algérienne est bien évidemment perçue et vécue différemment selon les points de vue.

Il n’y a pas eu encore vraiment d’impact en France, vu que c’est la première exposition que je fais ici. En Algérie, beaucoup plus, parce qu’ils y sont déjà sensibilisés. Ce sont des choses auxquelles ils sont quotidiennement confrontés et d’autant plus lors du cinquantenaire. Et les femmes que j’ai rencontrées, au-delà de la fierté, elles étaient très heureuses que je fasse ce déplacement-là. Et maintenant j’habite à Alger. Donc du coup elles sont accueillantes, elles sont bienveillantes. Elles sont très contentes que je vienne jusqu’à elles. Elles sont très touchées. Certaines ne sont pas du tout médiatisées contrairement à d’autres. Et c’était aussi une de mes directives.

Plus de personnes maintenant sauront qu’il y a eu aussi des femmes qui ont combattu pendant la guerre d’Algérie. Au-delà du fait que ce soit en Algérie, je pense qu’on ne parle pas forcément beaucoup des femmes qui ont combattu et résisté pendant les guerres et pour moi c’est très important d’en parler.

De l’invisible au visible : moudjahida, femme combattante
Du 8 juillet au 8 septembre 2013, à l’Institut de recherche et d’études Méditerrannée – Moyen-Orient (iReMMO)
5/7 rue Basse des Carmes, Paris 5e

>>> *De moudjahida féminin de moudjahid en arabe qui signifie résistant ou combattant.

Quels changements politiques au Qatar ?

July 8, 2013 § Leave a comment

Karim Sader, politologue et consultant, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique, s’entretient sur les changements récents au Qatar.

Et tente de répondre aux questions suivantes :

1) L’abdication de l’émir du Qatar au profit de son fils est-elle une surprise ?

2) Quelles seraient les conséquences de ce changement de gouvernement ?

3) Les relations du Qatar avec la France vont-elles changer ?

>>> Source : Iremmo

Cervantès captif à Alger au XVIème siècle

May 26, 2013 § Leave a comment

Adriana Lassel, auteur de «Cinq années avec Cervantès», nous raconte dans ce roman les années passées à Alger par Miguel de Cervantès en qualité de captif, à l’époque ottomane (1575- 1580). L’auteur nous plonge dans l’intimité de Cervantès et dans l’ambiance de la ville d’Alger au XVIème siècle, une ville cosmopolite et l’un des plus importants ports de la Méditerranée.

Elle y décrit le mode de vie de ses habitants, leurs tenues vestimentaires, où musulmans et captifs chrétiens (surtout espagnols) se côtoyaient. Sous fond de vérité historique, la fiction permet à l’auteure de mieux imaginer quel était le quotidien de captif que Cervantès a vécu à Alger pendant cinq années. Ses inquiétudes, son désespoir mais aussi sa curiosité pour le monde musulman, son apprentissage de la langue arabe orale, et ses amitiés.

Ces années passées en captivité ont en partie façonné le jeune écrivain. Cervantès a puisé dans son expérience de l’esclavage pour sa création littéraire. En effet, il traite de captivité dans ses romans et ses pièces de théâtre, où il met en scène des faits ou des personnes qu’il a connues. L’un des plus connus est Le Récit du Captif qui figure dans la première partie de Don Quichotte.

Adriana Lassel est une spécialiste de l’oeuvre de Miguel Cervantès et du monde musulman.

Etat des lieux des pratiques culturelles dans le monde arabe et musulman

May 19, 2013 § Leave a comment

Yves Gonzalez-Quijano, arabisant , traducteur de romans et chercheur au Gremmo (Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient) présente dans le cadre d’une conférence à l’Iremmo un “Etat des lieux des pratiques culturelles dans le monde arabe et musulman”.

Il anime aussi le blog/carnet de recherche Culture et politique arabes. Il est aussi l’auteur, entre autres, de  Internet, réseaux sociaux, téléphones mobiles : les sociétés arabes bousculées par les nouvelles technologies ? et Arabités numériques, le printemps du Web arabe.

Byblos

March 31, 2013 § Leave a comment

Byblos au Liban atteste d’une histoire ininterrompue de construction depuis les premières installations d’une communauté de pêcheurs datant de 8000 ans, en passant par les premiers édifices urbains, les temples monumentaux de l’Age de Bronze, les fortifications perses, la voie romaine, les églises byzantines, la citadelle croisée, la ville médiévale et ottomane. Byblos est directement associée à l’histoire de la diffusion de l’alphabet phénicien.

Les Phéniciens considéraient à juste titre Gublu (la Gebal de la Bible) comme l’une de leurs villes les plus anciennes : le site de Byblos a en effet été habité dès le néolithique.

Byblos

Vers 3200 av. J.-C., on constate l’introduction d’une nouvelle conception de l’espace : la colline se couvrit de maisons aux murs de pierre, tandis que les jarres à inhumation, qui se trouvaient jusqu’alors à l’intérieur de l’habitat, furent déplacées à la périphérie de l’agglomération, dans la grande nécropole où sont attestés différents rituels funéraires. Vers 2800 av. J.-C., Gebal est déjà une ville remarquablement structurée : entourée par un mur d’enceinte massif (dont une légende attribue la construction au dieu El), elle comporte une rue principale et un réseau de rues secondaires.

La prospérité du port – d’où étaient exportés vers l’Égypte le bois de cèdre, matériau indispensable pour la construction d’édifices et pour les chantiers navals, ainsi que l’huile de cèdre utilisée dans la momification des corps – suscita la construction de grands édifices, comme le temple de Baalat-Gebal, la déesse de la ville, que différents pharaons enrichirent de leurs dons. Cette ville, dont il existe encore de nombreux vestiges, fut détruite par le feu vers 2150 av. J.-C, lors d’une invasion des Amorites : une épaisse couche de cendres (50 cm en certains points) scelle partout les niveaux d’origine.

Deux siècles plus tard environ, la ville fut reconstruite avec de nouveaux temples (le temple des Obélisques, dédié au dieu Reshef vers 1900-1600 av. J.-C, est le mieux connu de ceux de cette époque) et les relations commerciales avec l’Égypte reprirent avec toute leur intensité précédente. Vers le milieu de l’âge du bronze, le trésor des neuf tombes royales de Byblos atteste le degré de perfection d’une civilisation qui rivalisait avec la civilisation égyptienne. Sur le sarcophage du roi Ahiram (Musée national, Beyrouth), une inscription en caractères phéniciens s’adresse à d’éventuels pilleurs de sépultures ; on interprète cette malédiction comme la preuve que l’écriture, largement répandue, n’était plus depuis longtemps le monopole des scribes.

Ville commerciale, Byblos sut s’adapter à ses conquérants successifs, Assyriens, Babyloniens, Achéménides ou Grecs. Au cours de l’époque romaine, son rôle commercial déclina, mais la ville prit un rôle religieux important : des hordes de pèlerins, comme nous l’apprend, au IIe siècle apr. J.-C., Lucien de Samosate, fréquentaient ses temples, qui furent constamment reconstruits et embellis.

Son déclin commença à l’époque byzantine, et se poursuivit au cours de la domination arabe, après 636. La seule époque durant laquelle la ville reprit une certaine importance fut celle des croisades. Sous l’impulsion des Génois, le commerce fit de Giblet un port de transit prospère. Le renouveau attesté par ses murs, la masse imposante du château des croisés et l’église Saint-Jean-Baptiste avec son baptistère fut toutefois sans lendemain : Byblos déclina lentement jusqu’au XIXe siècle.

Source : UNESCO (autres langues disponibles)

>>>  Baalbek (UNESCO) et voir Panorama

>>> Comment sauver le patrimoine en temps de conflits? (Liban)

Does Iran have a legal case against ‘Argo’?

March 17, 2013 § Leave a comment

The Iranian press reported that the country is seriously considering a lawsuit against the makers of Argo over the film’s unrealistic and negative portrayal of Iranians. According to AP:

Several news outlets, including the pro-reform Shargh daily, said French lawyer Isabelle Coutant-Peyre is in Iran for talks with officials over how and where to file the lawsuit. She is also the lawyer for notorious Venezuelan-born terrorist Ilich Ramirez Sanchez, known as Carlos the Jackal.

Argo

Ben Affleck directed and starred in Argo

This isn’t the first time the Iranian government has complained about the film’s portrayal of the Iranian people during the 1979 hostage crisis. In February, the government even organized a conference to highlight the anti-Iranian ideology behind Ben Affleck’s film and other movies. The lawsuit was discussed on Monday during yet another conference in Tehran for Iranian cultural officials and movie critics entitled “The Hoax of Hollywood.”

While the details of how (and if) Iran will go about suing Hollywood have yet to be released, one can’t help but wonder: Does Iran actually have a case?

The short answer? Not really. “The threshold for a defamation suit in this context is pretty steep,” Cory Andrews, senior litigation counsel for the Washington Legal Foundation, told FP. To prove defamation, you have to not only establish that what is presented as fact is actually false (a difficult task when dealing with a partially fictionalized movie), but also that the plaintiff’s reputation was injured, causing financial damages. “I’m not sure how the current Iranian regime would go about proving damages,” Andrews notes. “The film is loosely based on events from 1979, not 2013. Ayatollah Ruhollah Khomeini is dead, and as a general rule of law you cannot libel the dead.”

Even if Iranian officials choose to pursue a case of group libel — a controversial legal theory, typically raised in cases of racial hate speech — they would still have to prove that the regime suffered an injury to reputation and measurable damages as a result of the film.

As for where Iran could file its lawsuit, Noah Feldman, a professor of international and constitutional law at Harvard, tells FP, “The Iranianans could bring suit in any place where the film is shown, I suppose, and rely on anti-defamation laws.” Still, he adds, “it seems highly unlikely to go anywhere in any credible jurisdiction.”

Then again, Andrews reminds us, “it’s the easiest thing in the world to file a suit.” So while Iran might have an exceedingly difficult time proving their case, that won’t necessarily stop them from giving the makers of Argo a minor headache in the process.

Source: Foreign Policy (blog)

Hollywood/Iran: Other films that also “angered” Iran were: 300, The Wrestler, and Not Without My Daughter.

>>> Iranian PressTV

>>> Hollywood/Lebanon:  The Lebanese government considered legal action over Homeland’s portrayal of Hamra Street

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